De tous les traumatismes que j'ai vécus dans mon enfance, les sorties d'école sont parmi ceux qui ont laissé le plus de marque. C'est en visitant un château ennuyant plus tôt aujourd'hui que des blessures que je croyais pansées ont ressurgi. J'ai réalisé la chance que j'avais de ne plus être en cinquième année.
Dans la vie, il y a les choses que j'adore et les choses que je déteste. Jamais je n'ai douté -c'est rare- que les sorties de classe tombaient dans la seconde catégorie. Faire partie d'un troupeau d'enfants implique que les enseignants se comportent en dictateurs du départ en autobus jusqu'à l'ultime délivrance qu'est le retour à l'école. Tout ce qui se situe entre les deux n'est qu'un cauchemar interminable. Ptit-Charles veut voir ce qu'il y derrière le muret là-bas...NON, reste-s'a-track! L'obession du troupeau indivisible. Ptit-Charles a soif,...NON, boire, c'est dans une heure! Le troupeau. Ptit-Charles trouve sa plate ce qu'il dit, le spécialiste des hiboux...Tu t'assois sur tes fesses, tu te tais et tu écoute! Le...vous avez compris.
J'ai l'impression que la façon dont on traite les enfants en sortie c'est un gros mensonge. On les veut comme aucun adulte n'est capable d'être. En un mot, parfaits. Tantôt, quand j'ai eu soif, j'ai subtilement tourné le dos au très nébuleux spécialiste des hiboux pour aller m'acheter une bouteille d'eau. Quand j'en ai eu assez de visiter, je suis parti même si je n'avais pas pris le temps de lire tous les panneaux.
On réprime les besoins des enfants sous le prétexte de les éduquer, de les discipliner. Plus grave encore, j'ai l'impression qu'on se libère la conscience en les voulant mieux que nous. Si je me sens mal de ne pas avoir plus de curiosité face à un masque de chevalier du huitième siècle, lui il en aura.
Tout au long de l'école primaire, on apprend à se contenter de sandwichs au jambon rebutants, de crudités déprimantes et de salades de fruits insipides. On se dit que le ptit va prendre des bonnes habitudes, qu'il va grandir en santé. Mais dès que les cloches de l'adolescence sonnent, on se met à manger des BigMacs et de la pizza à profusion. Une réaction viscérale à la colère emmagasinée des lunchs sans inspiration. Les choses se calment un peu par la suite, mais la majorité des grandes personnes finissent par passer leur heure de dîner dans les food court. Et la roue tourne.
26/04/2010
25/04/2010
C'est bien meilleur quand tu le fais en solo
Avec l'ascension du Kilimanjaro et la pôle position au marathon de Montréal, voyager seul devrait faire partie de votre liste de choses à faire avant de vous retrouver six pieds sous terre. Si, à tout hasard, sur le tortueux chemin qu'est la recherche du sens de l'existence, vous pensiez que Le Secret ou Le Secret derrière le Secret vous donneraient des réponses, détrompez-vous. Voyager ne vous diras pas "Charles, tu es une personne solitaire" ou "Charles, tu es une personne sociable". Ni le noir, ni le blanc, ni même le gris ne sont appropriés quand vient le temps de décrire les gens. Faudrait inventer une couleur plus grise que le gris. Chaque épisode de notre vie nous permet de raffiner notre compréhension de soi et de l'Autre, nous aide à délimiter nos frontières. Le voyage en solo est un épisode en version concentrée. Un obstacle n'attend pas l'autre. Pour vous donner une idée, c'est un peu plus exigeant que de commander du St-Hubert en écoutant la télé échoué sur son divan. Certains diront qu'ils ne sont pas du genre à voyager seuls. Comment pouvez-vous être certains de détestez les aubergines sans y avoir goûté? L'intuition, me répondrez-vous. Moi j'ai adoré les sauterelles frites à Hanoi.
Trois moments qui sont au temple de la renommée de mes voyages en solo:
1. Le mal du pays: Automne 2006, Valence. Je connais six mots et demi d'Espagnol. Je débarque dans une famille qui semble ignorer l'existence de l'Anglais. Ils m'hébergeront pour les cinq semaines à venir. Leur malpropreté est déjà plus qu'apparente et la mère me dit que ma chambre ne sera prête que demain. J'hérite du lit de la ptite de cinq ans, qui n'a de place que pour mon torse ou mes jambes. Je commence à penser que l'hospitalité à l'espagnole, c'est de la bullshit. Ah oui, la compagnie aérienne a perdu mes bagages. On me dit que ça arrive tout le temps ici. Ah ben là d'abord, je me sens mieux! Il est treize heures, plus capable de lire mon foutu roman. Que faire! Je tremble à l'intérieur. Seul remède, une marche et la playlist Feelgood de mon ipod. En rentrant dans un café, je commande un café avec mon air de chien battu. On me répond "Que dice senior?" La barrrière de la langue, élément ultime de ma détresse. Tout est rentré dans l'ordre sauf la propreté de ma famille d'acceuil.
2. Staying Alive: Aéroport d'Hong-Kong, été 2009. Je récupère mes bagages à 23h15, mon avion du lendemain est à 9h. Je dois donc être à l'aéroport à 6h20. Prendre le train rapide aller-retour pour dormir quelques heures en ville ne vaut pas la peine. J'ai peur de m'endormir et de manquer mon vol pour Montréal alors je fais des tours de l'intérieur de l'aéroport en dansant en short-gougounes sur Michael Jackson et David Bowie avec mon charriot à bagages. Côté photographie, j'ai vécu une période de créativité intense. Mon environnement m'a inspiré un nombre impressionant de clichés. Ça a duré neuf heures. Titanic trois fois en ligne si vous préférez. Vers cinq heures, les Chinois aux yeux dans graisse de binne -ça fait des yeux très très très petits, faut le voir pour le croire- s'affairaient à ouvrir les Starbucks, Burger King et cie alors que je leur lançais des sourires de coké inquiétants. J'ai pas dormi dans l'avion, j'étais encore sur un high puissant.
3. Malchance: Zagreb, février dernier. Je dois me rendre à Ljubljana à partir de la capitale croate. Le Lonely Planet me dit qu'il y a sept trains par jour. J'apprends que Lonely Planet est dans le champ, il n'y en a que trois. Ok pas grave, "À quelle heure il est le prochain, madame croate?". "Yétait à 13h et le prochain est à 18h14, Charles". Il est 13h02. Ça fait vingt heures que je n'ai pas dormi. Tout ce que j'arrive à trouver pour calmer les bruits embarrassants de mon estomac déphasé, c'est trois brochettes de porc grillé dans un pain frit. La finesse de la gastronomie de l'Europe de l'Est...De retour à la gare en attendant le train, je fais la connaissance des B.S. alcooliques qui squattent la place en pètant et en fumant cigarette sur cigarette. Charmant décor post-communiste.
Trois moments qui sont au temple de la renommée de mes voyages en solo:
1. Le mal du pays: Automne 2006, Valence. Je connais six mots et demi d'Espagnol. Je débarque dans une famille qui semble ignorer l'existence de l'Anglais. Ils m'hébergeront pour les cinq semaines à venir. Leur malpropreté est déjà plus qu'apparente et la mère me dit que ma chambre ne sera prête que demain. J'hérite du lit de la ptite de cinq ans, qui n'a de place que pour mon torse ou mes jambes. Je commence à penser que l'hospitalité à l'espagnole, c'est de la bullshit. Ah oui, la compagnie aérienne a perdu mes bagages. On me dit que ça arrive tout le temps ici. Ah ben là d'abord, je me sens mieux! Il est treize heures, plus capable de lire mon foutu roman. Que faire! Je tremble à l'intérieur. Seul remède, une marche et la playlist Feelgood de mon ipod. En rentrant dans un café, je commande un café avec mon air de chien battu. On me répond "Que dice senior?" La barrrière de la langue, élément ultime de ma détresse. Tout est rentré dans l'ordre sauf la propreté de ma famille d'acceuil.
2. Staying Alive: Aéroport d'Hong-Kong, été 2009. Je récupère mes bagages à 23h15, mon avion du lendemain est à 9h. Je dois donc être à l'aéroport à 6h20. Prendre le train rapide aller-retour pour dormir quelques heures en ville ne vaut pas la peine. J'ai peur de m'endormir et de manquer mon vol pour Montréal alors je fais des tours de l'intérieur de l'aéroport en dansant en short-gougounes sur Michael Jackson et David Bowie avec mon charriot à bagages. Côté photographie, j'ai vécu une période de créativité intense. Mon environnement m'a inspiré un nombre impressionant de clichés. Ça a duré neuf heures. Titanic trois fois en ligne si vous préférez. Vers cinq heures, les Chinois aux yeux dans graisse de binne -ça fait des yeux très très très petits, faut le voir pour le croire- s'affairaient à ouvrir les Starbucks, Burger King et cie alors que je leur lançais des sourires de coké inquiétants. J'ai pas dormi dans l'avion, j'étais encore sur un high puissant.
3. Malchance: Zagreb, février dernier. Je dois me rendre à Ljubljana à partir de la capitale croate. Le Lonely Planet me dit qu'il y a sept trains par jour. J'apprends que Lonely Planet est dans le champ, il n'y en a que trois. Ok pas grave, "À quelle heure il est le prochain, madame croate?". "Yétait à 13h et le prochain est à 18h14, Charles". Il est 13h02. Ça fait vingt heures que je n'ai pas dormi. Tout ce que j'arrive à trouver pour calmer les bruits embarrassants de mon estomac déphasé, c'est trois brochettes de porc grillé dans un pain frit. La finesse de la gastronomie de l'Europe de l'Est...De retour à la gare en attendant le train, je fais la connaissance des B.S. alcooliques qui squattent la place en pètant et en fumant cigarette sur cigarette. Charmant décor post-communiste.
20/04/2010
Ça prendra pas beaucoup de temps...
18/04/2010
Je suis en amour
Tout a commencé à l'automne 2008. Télé-Québec diffusait une fascinante série documentaire sur le cinéma québécois. Au fil des épisodes, non seulement mon ignorance vis-à-vis notre riche patrimoine me paraissait de plus en plus alarmante, mais j'étais stupéfait par la quantité et la qualité de courts et long-métrages que notre petit peuple avait mis au monde. La résonance des témoignages des artisans interviewés n'a pas seulement atteint le cinéphile en moi. C'était plus fort que la simple découverte de notre cinéma. Dans ma tête, j'ai entendu cette voix me disant: "J'adore le Québec!". C'est ça. J'étais en amour. Et je le suis toujours.
C'est peut-être le nationaliste-romantique qui parle en ce moment. Peut-être que c'est plus moderne de se sentir cosmopolite, qu'en ce début de siècle il faut contenir ses excès patriotiques et penser à la fédération des peuples au sein d'un gouvernement mondial. Mais il y a quelque chose de viscéral à propos de l'amour de sa patrie que peu de sentiments accotent (l'amour tout court?). Et selon moi c'est nécessaire. Il faut être pourvu d'une identité forte et circonscrite avant de s'unir à d'autres.
Mon amour pour le Québec est multidimensionnel. Je ne sais vraiment pas par où commencer. Prenons le cinéma, puisque j'en ai parlé plus haut. Je serais curieux de vous entendre me nommer plus de 5 pays de 6 millions d'âmes ayant un cinéma d'un tel calibre et d'une telle vitalité. On vole la vedette aux Génies à toutes les années, Denis Arcand monte sur le stage aux Oscars, Xavier Dolan qui...ben vous le savez ce qu'il a fait. Et je ne parle pas de nos pionniers: les Perreault, Groulx et Godbout que je découvre tranquillement pas vite. On peut parler de musique aussi. Des groupes comme Malajube qui vendent des disques au Japon et qui font parler d'eux dans Rolling Stone. Coeur de Pirate qui remporte trois trophées dont celui de meilleure chanson aux Victoires cette année. Jean Leloup, Daniel Bélanger, Arcade Fire, Chromeo, Robert Charlebois, Félix Leclerc, A-Trak, Oliver Jones, Karkwa, Tiga, Arianne Moffat, Pierre Lapointe, Champion. Non, je ne parlerai pas de Céline. Les Anglais savent faire de la musique et les Français ont le cinéma. Je pense qu'on peut se targuer d'exceller dans les deux domaines.
Je n'ai pas fini. La mort récente de deux personnes qui à première vue ont peu en commun m'ammène à vous parler d'autre chose. Michel Chartrand et Marcel Simmard-documentariste que je ne connaissais malheureusement pas avant qu'il ne s'enlève la vie. Deux individus qui sont à mon avis des emblêmes de ce que je pense être notre obstination pour la justice, mais aussi de notre côté battant. Des gens qui donnent corps et âme pour que notre monde ait un peu plus de bon sens. Comprenez-moi bien, ce n'est en aucun cas exclusif au Québec. Ce qui nous rend particulier par contre, c'est que nous nous battons quotidiennement pour nous garder la tête hors des sables mouvants linguistique et culturel qui nous entourent. Je me sens extrêmement fier de faire partie de cette résistance. Ça me donne un puissant sentiment de dignité.
On entend souvent parler de complaisance au Québec, d'impossibilité d'avoir des échanges musclés et des opinions tranchées. Personne n'est parfait. Moi, je le vois plutôt d'un autre angle. À défaut d'avoir des combats de béliers perpétuellement, nous avons des émissions qui font place aux discussions intelligentes, qui donne une tribune à la critique et qui innovent. Je pense aux Francs-Tireurs, au magazine Voir, à Marie-France Bazzo, à C'est bien meilleur le matin, à La fin du monde est à 7 heures et j'en passe. Nos fictions, elles, sont aussi inventives qu'originales. Pensez à Un gars, une fille, Minuit le soir, Les Bougons etc. Si vous n'aviez pas encore remarqué, c'est le post des énumérations. Compte tenu des budgets dont nous disposons et des adversaires que nous avons, nous réalisons l'impossible, . Télé-Québec vs. CBS, c'est David vs. Goliath. Ou moi en ski dans les bosses contre Jean-Luc Brassard.
On a aussi le Cirque du Soleil et Robert Lepage. C'est comme Xavier Dolan, rien à rajouter.
Vais-je m'arrêter? Ça fait déjà un bon bout de temps que je me casse la tête pour mettre en mots ce que je ressens quand je pense à mon pay... ma province s'cusez. C'est gros comme sujet une identité. En même temps, j'ai l'impression que je n'en suis qu'à l'introduction. Ça vibre en-dedans. Allez, on lève tous nos verres! Et faisons un effort pour que tout ce dont j'ai parlé existe encore dans cinquante ans. Ça serait dommage qu'on devienne une province reculée de l'Empire.
C'est peut-être le nationaliste-romantique qui parle en ce moment. Peut-être que c'est plus moderne de se sentir cosmopolite, qu'en ce début de siècle il faut contenir ses excès patriotiques et penser à la fédération des peuples au sein d'un gouvernement mondial. Mais il y a quelque chose de viscéral à propos de l'amour de sa patrie que peu de sentiments accotent (l'amour tout court?). Et selon moi c'est nécessaire. Il faut être pourvu d'une identité forte et circonscrite avant de s'unir à d'autres.
Mon amour pour le Québec est multidimensionnel. Je ne sais vraiment pas par où commencer. Prenons le cinéma, puisque j'en ai parlé plus haut. Je serais curieux de vous entendre me nommer plus de 5 pays de 6 millions d'âmes ayant un cinéma d'un tel calibre et d'une telle vitalité. On vole la vedette aux Génies à toutes les années, Denis Arcand monte sur le stage aux Oscars, Xavier Dolan qui...ben vous le savez ce qu'il a fait. Et je ne parle pas de nos pionniers: les Perreault, Groulx et Godbout que je découvre tranquillement pas vite. On peut parler de musique aussi. Des groupes comme Malajube qui vendent des disques au Japon et qui font parler d'eux dans Rolling Stone. Coeur de Pirate qui remporte trois trophées dont celui de meilleure chanson aux Victoires cette année. Jean Leloup, Daniel Bélanger, Arcade Fire, Chromeo, Robert Charlebois, Félix Leclerc, A-Trak, Oliver Jones, Karkwa, Tiga, Arianne Moffat, Pierre Lapointe, Champion. Non, je ne parlerai pas de Céline. Les Anglais savent faire de la musique et les Français ont le cinéma. Je pense qu'on peut se targuer d'exceller dans les deux domaines.
Je n'ai pas fini. La mort récente de deux personnes qui à première vue ont peu en commun m'ammène à vous parler d'autre chose. Michel Chartrand et Marcel Simmard-documentariste que je ne connaissais malheureusement pas avant qu'il ne s'enlève la vie. Deux individus qui sont à mon avis des emblêmes de ce que je pense être notre obstination pour la justice, mais aussi de notre côté battant. Des gens qui donnent corps et âme pour que notre monde ait un peu plus de bon sens. Comprenez-moi bien, ce n'est en aucun cas exclusif au Québec. Ce qui nous rend particulier par contre, c'est que nous nous battons quotidiennement pour nous garder la tête hors des sables mouvants linguistique et culturel qui nous entourent. Je me sens extrêmement fier de faire partie de cette résistance. Ça me donne un puissant sentiment de dignité.
On entend souvent parler de complaisance au Québec, d'impossibilité d'avoir des échanges musclés et des opinions tranchées. Personne n'est parfait. Moi, je le vois plutôt d'un autre angle. À défaut d'avoir des combats de béliers perpétuellement, nous avons des émissions qui font place aux discussions intelligentes, qui donne une tribune à la critique et qui innovent. Je pense aux Francs-Tireurs, au magazine Voir, à Marie-France Bazzo, à C'est bien meilleur le matin, à La fin du monde est à 7 heures et j'en passe. Nos fictions, elles, sont aussi inventives qu'originales. Pensez à Un gars, une fille, Minuit le soir, Les Bougons etc. Si vous n'aviez pas encore remarqué, c'est le post des énumérations. Compte tenu des budgets dont nous disposons et des adversaires que nous avons, nous réalisons l'impossible, . Télé-Québec vs. CBS, c'est David vs. Goliath. Ou moi en ski dans les bosses contre Jean-Luc Brassard.
On a aussi le Cirque du Soleil et Robert Lepage. C'est comme Xavier Dolan, rien à rajouter.
Vais-je m'arrêter? Ça fait déjà un bon bout de temps que je me casse la tête pour mettre en mots ce que je ressens quand je pense à mon pay... ma province s'cusez. C'est gros comme sujet une identité. En même temps, j'ai l'impression que je n'en suis qu'à l'introduction. Ça vibre en-dedans. Allez, on lève tous nos verres! Et faisons un effort pour que tout ce dont j'ai parlé existe encore dans cinquante ans. Ça serait dommage qu'on devienne une province reculée de l'Empire.
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16/04/2010
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