07/05/2010

Titi titi tout,tata titit tout lalala...

J'aime fredonner des chansons à voix haute. J'aime aussi les siffler. Je pense avoir du talent, un je-ne-sais-quoi qui me permet d'envisager une carrière de chanteur, peut-être même d'artiste.


Étrangement, la plupart des gens qui me connaissent ne sont pas du même avis. En fait, m'entendre chanter ou siffler les rend rouges de nervosité. La violence avec laquelle ils me disent de me la fermer me fait même douter de leur amitié. Mais j'ai appris à m'en remettre. Parce que c'est plus fort que moi, le jukebox que j'ai dans la tête me condamne à chanter ou à siffler les airs qui tournent en boucle dans mes neurones.

Probalement que j'ai négligé les top 5 ces dernières semaines, car j'ai ressenti l'irrésistible envie d'en faire un 24 heures après celui des chansons-symphonies. Les top 5, on aime. Ça suscite débats, passions, doutes et désaccords. Et désaccords, pour ce qui est de ce top 5, il y en aura. Parce que des chansons, je n'ai pas peur des euphémismes, il y en a beaucoup. Je vous propose les cinq les plus amusantes à chanter et/ou à siffler. Rien que ça. Longuement médité en prenant ma douche hier.

1. La mauvaise réputation, Georges Brassens.

2. Requiem pour un twister, Serge Gainsbourg. (Pas trouvé la version originale sur Youtube)

3. La chanson d'ouverture d'Astérix.

4. Hey Jude, The Beatles. Pas besoin du link, hen?

5. Give it to me baby, Rick James.

Et la chanson anti-fredonnage par excellence: Blue rondo a la turk, Dave Brubeck quartet.

Essayez de suivre le sax...

06/05/2010

Ari Gold serait-il capable d'autant de sagesse?

De Jeremy Piven, l'interprète du flamboyant personnage:

"People won't remember what you did or what you said rather how you made them feel."

05/05/2010

Chansons-symphonies

Ce sont des chansons qui vous tiennent sur le bout de votre siège comme si vous étiez au cinéma. Sans répit. Elles prennent des virages inattendus à 5 minutes 16, 6 minutes 32, ou 8 minutes 43. Elles vous éblouissent par leurs segments qui si différents soit-ils, sont parfaitement cohérents entre eux. Ce sont des oeuvres de génie.

Pour créer un peu de suspense, ce palmarès sera en ordre décroissant:

5. Ursuline, Malajube. Ce n'est pas pour rien que l'album s'appelle Labyrinthes. Malajube, le meilleur groupe au Québec des dernières années tous genres confondus, a fait de ces chasons-symphonies une spécialité. Suite à Le Compte complet, leur son a gagné en richesse et en complexité. Leur dernier EP Contrôle est encore plus abouti. On dit qu'ils sont dans une période de créativité effervescente. Sounds good.

4. Love like a Sunset, Phoenix: L'album est gentil, hyper accrocheur, du pop-rock assez conventionnel. Mais quand t'arrives à la 5, ça bascule. Un bon 7 minutes de rock inventif sans aucune parole. Tout rendre dans l'ordre par la suite. La 5 n'est qu'une parenthèse dans l'album, ce qui la rend encore meilleure.

3. Leyla, The Cream. Martin Scorsese l'a utilisé dans Goodfellas pour une des scènes les plus marquantes du film. C'est une de ces scènes où l'histoire avance très rapidement au son d'une chanson. Les Américains doivent sûrement avoir une expressions pour les désigner. Ray Liotta parle de Robert de Niro qui est en train de devenir fou et qui tue tout le monde. Au moment où la mélodie change complètement, on voie un cadavre dans un camion à vidanges. Salutations à ceux qui me lisent en mangeant.

2. Paranoid Android, Radiohead. Est-ce que c'est celle-là, la chanson de mon album parfait de tous les temps? J'suis pas sûr, mais elle mérite définitivement une nomination. Après la passe heavy (à 3 min 35), la voix de Thom York est hypnotisante. Mais je ne peux pas dire que c'est la meilleure puisque par défintion, un album parfait n'a pas de meilleure chanson.

1. Stairway to Heaven, Led Zepelin ex aequo avec Bohemian Rhapsody, Queen: La douleur que tu peux ressentir quand vient le temps de décider. C'est comme si on me demandais tortellinis sauce rosée ou pizza pepperoni fromage tous les jours sur une île déserte pour le restant de tes jours. T'as l'aorte qui pompe et la goutte de sueur qui coule le long de la tempe. J'y vais pour Queen, mais je sais que je vais faire de l'insomnie à cause de ça. Et la pizza.

03/05/2010

Mes années 90, c'était...

-Les t-shirts No Fear et Magic Society.
-Les longues tuques avec des écailles de dinosaure/dragon.
-Aller au Red Lobster et choisir son trésor dans le coffre aux trésors.
-La séparation en plein milieu des cheveux façon Nick Carter.
-Piment Fort, Fort Boyard, La Petite Vie, Vazimolo, La fin du monde est à 7 heures.
-La pire décennie du vingtième siècle côté musique.
-Benoît Brunet qui exerce encore un métier pour lequel il a les compétences nécessaires.
-L'âge d'or des films d'action hollywoodiens. Pas de gore, pas d'histoire sans queue ni tête (Death Race par exemple), pas de sous-produit de Jackie Chan. Je pense à The Rock, Face-off, True Lies.
-Parlant de films, les deux révolutions qu'ont étées The Matrix et Jurassic Park.
-Pedro Martinez qui lance pour les Expos.
-Bouge de là animé par Juliette Powell à Musiqueplus. Aussi, l'éloquence de Malik Shaheed et la profondeur d'Anne-Marie Losique.
-Les saisons 31-40 de Watatow.

01/05/2010

Aller à L.A. pour un rasage

J'aimerais faire un voyage un peu stupide un jour. En entrevue à Tout le monde en parle l'an passé, Jean Leloup parlait de la fois où il était allé en Australie dans le village le plus ordinaire, seulement pour contempler la vie des gens dans toute sa platitude. C'est aussi grisant que stupéfiant de penser qu'on puisse dépenser autant d'argent pour une telle expérience. Ça donne la douce impression que l'argent n'a pas de valeur. Tiens, aujourd'hui je vais jeter un euro à la poubelle, juste pour le feeling. Après, je vais planifier mon week-end à L.A. pour aller me faire raser.




30/04/2010

La concentration de Casseau

Mihaly Csikszentmihalyi, tout comme moi, a la
(mal)chance d'avoir un nom peu commun. Dans sa colonne qualités, en plus d'avoir la capacité de faire froncer les sourcils des gens en se présentant, monsieur C. peut se targuer d'être un psychologue renommé. Son oeuvre phare, Vivre: La psychologie du bonheur, n'est pas un livre de développement personnel comme on pourrait le penser. Je vais vous résumer les quelques trois cent pages en deux paragraphes si vous le voulez bien. C'est le genre de défi que je devrai relever si je veux devenir la prochaine sommité en journalisme.

On veut tous être heureux. En gros, c'est ça le but, non? Comment on fait? C'est ce ton pragmatique qui nous accroche dès les premières pages. Celui qui fait oublier les préjugés des sceptiques purs et durs de mon espèce. Étonnament, la réponse n'est pas la méditation, apprécier le moment présent ou faire un pèlerinage au Tibet. Thank God! La réponse c'est la concentration. Une denrée rare en 2010. C'est tellement mieux l'hyperactivité et la surstimulation. Une concentration, donc, qui nous fait oublier tout autour de nous. Mais cette concentration demande plus qu'un peu de volonté. Après tout, en se bottant le derrière, on pourrait être heureux juste en étudiant à condition d'y mettre un peu d'ardeur. Il faut trouver la tâche ou l'activité qui nous demande un effort autant qu'elle nous procure un buzz d'accomplissement. Autrement dit, une journée à La Ronde ne nous rendra pas plus heureux que d'étudier

Avant d'entrer dans les détails, un petit commentaire qui va vous réjouir. Tout le monde peut être heureux! De l'aspirant plombier au fonctionnaire de carrière. LE prérequis, qui est aussi LA question d'une vie, c'est de trouver sa zone de confort, sa vocation. Ça pouvait quand même pas être facile...Selon Monsieur C., la majorité des gens associent le bonheur à des situations qui les plongent dans une sorte d'état second, ce qu'il appelle l'expérience optimale ou Flow. C'est une sensation d'immersion totale, dans laquelle tous leurs talents sont solicités. C'est aussi exigeant que gratifiant. Une relation directement proportionnelle, voire exponentielle. La rencontre de l'effort et du buzz. C'est quand un séducteur redoutable cruise avec appétit. Quand un cycliste déterminé monte le col de la Pierre Saint-Martin. Quand François Pignon construit son Derrick Bo Derek ("37, Les tubes de colle, 37!"). Entre François Pignon et un séducteur redoutable, il y a un canyon, vous en conviendrez. C'est bel et bien pour tout le monde le bonheur.

Ce soir, j'avais comme projet d'être responsable, c'est-à-dire étudier et en être fier. J'ai décidé d'écrire pour deux raisons. Primo, je ne vis pas l'expérience optimale quand je lis sur la perte d'influence des acteurs étatiques dans le contexte du régionnalisme est-asiatique. Mon bac s'achève, courage...Deuxio, Jean Dion faisait hier une comparaison sur son blogue entre la performance des derniers jours d'Halak et celle de Patrick Roy en 86. C'est l'entrevue avec Casseau qui m'a rappelé le livre de Mihaly -le ptit nom de Monsieur C. si vous suivez. Patrick-E-Roy parle à plusieurs reprises de sa concentration lorsqu'on lui demande comment il a réussi à stopper autant de lancers. Canadien a gagné la coupe cette année-là, en grande partie grâce à lui.

Pour ceux qui sont moins portés vers la psychologie, le vidéo en vaut la peine.

29/04/2010

Petites vies

Moi, je vais prier pour mon marathon. Un concept brillant, pour compenser pour la stupidité de Martineau.